Le GEPY membre de la MDER
par
Jean Marie DUFOUR
Le développement de
la grande plaisance est constant depuis une dizaine d'années.
La flotte présente dans les eaux françaises est conséquente,
mais les navires sont construits
et réparés souvent hors de l'hexagone. Ce développement
n'a pas non plus entraîné la croissance
nécessaire des structures d'entretien et de réparation.
Le 25 novembre 2003, la Mission pour
le Développement Economique Régional organisait une
rencontre à Toulon pour évoquer cette question. Un club
de la réparation navale grande plaisance
en région PACA est né de cette rencontre. Le GEPY en est
membre. Le PYA également et nos deux
associations y parlent en accord, et sont écoutés .
Un an après, il reste du travail,
mais un premier point peut être fait.
Chacun a noté le développement et envisage les perspectives.
Dans les Alpes maritimes, les chantiers existants, le plus souvent en
bordure de marinas n'ont pu,
pour des questions foncières, augmenter leurs surfaces. Seule la
capacité des moyens de levage a
évolué.
Il ne faut pas attendre, dans cette partie du bassin, de changements spectaculaires.
Dans le Var et les Bouches du Rhône,
les choses se présentent différemment :
- A Toulon, IMS et Fosselev constituent deux pôles rodés.
La Seyne sur Mer présente une surface et des capacités élevées,
hélas, la politique de la ville s'éloigne
de la réparation navale et aucun projet n'est envisagé.
L'ancienne base aéronavale de Saint Mandrier,
en cours de cession par la Marine autorisera l'implantation d'unités
de construction et de réparation ,
à partir de 2005. Affaire à suivre.
Remarquons aussi l'existence de Technic Marine, association qui fédère
plus de quarante entreprises
autour de Toulon, qui sert de lien ente ces entreprises et les clients,
que nous représentons.
-Le site de la Ciotat: il porte toujours la mémoire des anciens
chantiers, mais l'esprit est résolument tourné
vers la grande plaisance. Plus de vingt entreprises y sont installées
.
Pour l'instant, il dispose aussi de parkings, de quais en grandes longueurs,
de deux bassins de radoub ,
d'une grue limitée à 140 tonnes, pas vraiment adaptée
à la manutention mais néanmoins opérationnelle.
Des yachts sont régulièrement traités, pour des réparations
de routine ou des « refits ».
Pour l'avenir, le site est prévu s'équiper lourdement et
s'organiser. Monaco Marine sera l'opérateur phare .
Il utilisera une surface de plusieurs hectares pour accueillir plus de
10 navires de 40 à 80 mètres et jusqu'à
2000 tonnes grâce à un ascenseur à bateaux.
Pour d'autres opérateurs, il est envisagé d'installer un
point de manutention classique avec un travelift de
320 tonnes. Dans et à proximité immédiate du site,
des sociétés de services seront implantées.
L'horizon 2006, avec la mise en service
de l'unité grands yachts de Monaco Marine devrait marquer
la montée en puissance.Tel que prévu, ce site regroupant
de nombreuses entreprises organisées,
sera unique dans la région et répondra, nous l'espérons,
aux exigences .
- A Marseille, les formes déjà opérationnelles, poursuivent
et limitent, vers l'ouest, l'étendue de la réparation
en région PACA. Mais pour tous , en développement ou non,
les objectifs sont définis. S'organiser, offrir
des services de qualité, respecter l'environnement, améliorer
la formation des personnels, pratiquer une
politique
commerciale compétitive et apprendre l'accueil des navires et des
équipages.
Ce club a aujourd'hui un acquis: la
réunion de tous les acteurs autour d'une table et l'installation
d'une
communication régulière, étroite et constructive
entre ces acteurs. Il va continuer son travail.
Après la réflexion va venir le temps de l application. La
tache ne sera pas toujours facile et demandera
du temps.
Le Gepy restera un membre attentif
et actif.
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